Promotion 2016-2017


Promotion 2016-2017

Exposition

L’exercise du ressort
Une exposition du collectif Polynome
Du 24 mars au 6 avril 2017 – Vernissage : le 23 mars 2016 de 17h00 à 20h00
Galerie Michel Journiac – 47, rue des Bergers 75015 Paris
UFR 04 – Université Paris I Panthéon Sorbonne

Artistes exposés
Farah ATASSI, Kader ATTIA, Claude CATTELAIN, Christophe CUZIN, Sépànd DANESH, Emma DUSONG, Ian GRANT, Elen RADOVA, Jean-Baptiste PERROT, Jean-Charles DE QUILLACQ, Anna-Katharina SCHEIDEGGER, Georges Tony STOLL, Raphaël TIBERGHIEN, Xim XOM et Oa4s.

« Il se servait de son esprit comme d’un coin pour élargir de son mieux les interstices du mur qui de toute part nous confine »
Marguerite Yourcenar, L’oeuvre au noir

Au coeur de toute action se cache une force physique. Logé dans les entrailles du mécanisme, le ressort en est l’élément moteur, la cause agissante. Cet organe élastique, élément invisible mais essentiel, exerce un flux fascinant : il se tend, produisant un mouvement, et se détend, retrouvant alors sa position initiale. Symbole d’un progrès technique, il qualifie également l’énergie, l’élan qui anime toute production, action ou engagement.
Le contexte politique et social actuel creuse des écarts qui se manifestent par des replis identitaires et des tensions sociétales doublés d’une perte de confiance en toute forme d’autorité, à l’ère où l’influence de la post-vérité va croissante. De la complexité du système dans lequel nous évoluons découlent autant de possibilités de s’impliquer que de céder à l’immobilisme, conséquence d’une confusion vertigineuse. C’est la volonté de dépasser cet état qui initie l’exercice du ressort, force instigatrice d’une prise de position. Le moment de réflexion la précédant revêt déjà, par son pouvoir d’évocation, une forme d’engagement.

La nature du ressort, sa résistance, limite son mouvement à un espace défini. Cet espace constitue l’interstice que l’exposition, L’exercice du ressort souhaite investir pour réengager notre regard sur le monde, en suspension entre action et inaction. Ce temps de latence et d’incubation invite à laisser libre cours à notre imagination et à son pouvoir effectif, trop souvent sous-estimé. Ainsi réunies, les oeuvres ouvrent un espace de questionnement, tant sur le contexte de leur création que de leur présentation, rappelant que tout champ d’action est souvent limité par une force interne ou externe exerçant une pression.