Promotion 2010 – 2011

Floriane BENJAMIN, Céline BERTIN,  Alexandra DELAGE,  Licia DEMURO,  Marion EYNARD,  Marie GAUTIER , Antoine HUET,  Benoit LAMY de la CHAPELLE,  Adélaide LAOUFI-BOUCHER, Loren LEPORT,  Hélène LORIOT, Zuzana PACAKOVA,  Joao Paulo Thomas PEREIRA,  Lucile PETIT, Romuald ROUDIER THERON

Exposition

« La part manquante »
Du 3 au 11 mars 2011 – Vernissage le 2 mars à partir de 18h
Galerie Michel Journiac, 47 rue des bergers, 75015 Paris

Julien Audebert – Aline Biasutto – Stefan Brüggeman – Gino De Dominicis – Clémence de Montgolfier – Jason Dodge – Viktor Freso et Julius Koller – Ryan Gander – Mario Garcia Torres – Manuel Houssais – Norma Jeane – Ben Kinmont – Kris Martin – Marianne Mispelaëre et Guillaume Barborini – Hiroshi Sugimoto – Herman Van Ingelgem

Le manque est par définition une forme non absolue, l’empreinte en creux de ce qui a été ou de ce qui sera. Décrire un manque, c’est faire état d’un vide à combler (la nature a horreur du vide), et convoquer dans le même temps une forme pleine, une projection idéale vers laquelle tendre. Le manque est donc une forme active du vide, que certains artistes peuvent choisir d’invoquer pour produire du sens : comment peut -il malgré tout générer une image ?

Partant de ces considérations, « La Part manquante » s’intéresse au devenir de la notion d’image et de ses modes de perception, dans des pratiques plastiques tendant vers l’immatériel, héritières de la vague conceptuelle des années 60-70. L’exposition ne propose pas un visionnage d’images au sens traditionnel du terme, mais invite davantage à se questionner sur leur faisabilité dans la création actuelle, et notamment lorsque l’image en question ne figure pas (Stefan Brüggemann, 4 Reversed Mirrors). Les œuvres présentées agissent comme des injonctions muettes, déguisées : construites comme de possibles énigmes (Herman van Ingelgem, Blow-Up), ou jouant de l’ellipse ou de la disparition (Julien Audebert, L’élan pour l’Amérique), elles ouvrent vers un autre possible. Ces images pourraient ainsi être envisagées comme des parts aveugles du visible, sa forme inversée, retournée comme un gant, nous permettant d’accéder à une forme irrévélée du réel (ou interrogeant directement sa représentabilité, comme dans la pièce d’Aline Bia- sutto, Sauf la nuit).

De nature immatérielle (Mario Garcia Torres, Untitled Missing Piece) ou existant à travers un objet tangible, les œuvres proposées fonctionnent comme des intercesseurs, des supports donnant accès à une autre dimension, reprenant ainsi le sens de ce que Kendall Walton entend par image, à savoir un « prop » (soutien, point d’appui) qui déclenche un processus imaginatif « générateur de vérité fictionnelle ». Mais quelque soit le degré de matérialité, il subsiste dans ces constructions des données manquantes, des zones laissées invisibles par ces créations qui refusent de se livrer entièrement. Partant pour la plupart d’objets triviaux, énigmatiques et difficilement identifiables a priori, faisant fi de tout souci iconographique, les œuvres exposées demeurent des images à voir, à penser ou à imaginer.

                                  
Crédits photo Loren Leport
Dossier de Presse la Part Manquante
Autour de l’Exposition


Conférences

Paroles de Galeriste

Séminaire préparé par les étudiants du master 2 Sciences et Techniques de l’Exposition Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne sous la direction de Françoise Docquiert. En partenariat avec la Galerie des Galeries et Connaissance des Arts.
Auditorium de l’Institut d’histoire de l’Art INHA
6, rue des Petits Champs 75002 Paris 
 2, rue Vivienne 75002 Paris

Après deux années d’un séminaire consacré au commissariat d’exposition, c’est au tour des galeristes d’être interrogés sur la pratique de leur métier.
« Parole de galeristes » est l’occasion à travers une dizaine d’expériences, de différentes générations de galeristes, de mieux appréhender ce milieu. Une  règle du jeu : venir accompagné d’un artiste, d’un critique, d’un historien d’art, d’un collectionneur, d’un curateur, d’un autre galeriste, d’un écrivain ou d’un amateur…
Et un choix : pour la première année, n’inviter que des femmes galeristes, très présentes dans le monde de l’art et notamment ces cinquante dernières années, avec la figure emblématique de Denise René.   À travers ces séances, il s’agira donc d’essayer de définir le travail aujourd’hui d’un marchand d’art et ses spécificités.

Le monde de l’art, depuis quelques années, est bouleversé par des changements : mondialisation, affirmation politique et économique de certains pays, multiplication de manifestations nationales et internationales, nouvelles scènes émergentes, apparition de nouveaux collectionneurs…Tout cela impose de nouveaux comportements du marché de l’art et de nouveaux réseaux entre galeries.

Avec ce nouveau tissu artistique, la scène française reste d’une exceptionnelle vitalité, créant des dynamiques et des histoires nouvelles dont les artistes sont le coeur. Une nouvelle génération de galeristes s’affirme de plus en plus. Des lieux s’ouvrent dans des quartiers jusque-là peu familiers de l’art contemporain. Structures confirmées et émergentes travaillent au quotidien avec des artistes vivants, connus ou moins connus, interrogeant différents médias. Toutes entendent afficher leur engagement pour l’art moderne et contemporain car c’est à elles qu’appartiennent le soin, la charge et parfois le souci  de rechercher des artistes originaux, de les encourager dans leur travail, de les exposer, de les promouvoir et de susciter l’attachement des collectionneurs, des institutions publiques et privées,  de l’intérêt de la critique.

Des histoires de galeristes avec des trajectoires diverses mais qui veulent toutes affirmer la relation privilégiée du marchand et de l’artiste.

Programme

25 janvier
Catherine Issert, directrice de la galerie Catherine Issert, Saint-Paul-de-Vence et Chantal Crousel, directrice de la galerie Chantal Crousel, Paris.

15 février
Christine Ollier, directrice de la galerie Les filles du calvaire, Paris et Lucile Corty, directrice de la galerie Lucile Corty, Paris.

22 février
Anne Barrault, directrice de la galerie Anne Barrault, Paris et  Martine Aboucaya, directrice de la galerie Martine Aboucaya Paris.

29 mars
Nathalie Boutin et Solène Guillier, directrices de gb agency, Paris
Lilou Vidal et Barbara Cuglietta, cofondatrices de la galerie VidalCuglietta, Bruxelles


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Paste

L’association Paste réunit les diplômés du Master 2 professionnel Sciences et Techniques de l’Exposition de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle a été créée en 2012 dans le but de promouvoir cette formation diplômante spécialisée dans les métiers de l’art contemporain. L’association est ouverte à l’ensemble des anciens étudiants, aux anciens et aux actuels intervenants de la formation, ainsi qu’à toute personne désireuse de la soutenir.


 

Paste vise par ailleurs à développer des relations avec les associations d’anciens étudiants de formations équivalentes et avec des associations de professionnels du secteur artistique et culturel. De fait, elle a pour ambition de contribuer à la dynamique de reconnaissance des différents statuts des professionnels de l’art contemporain.


Nous contacter

Association Paste
47-53 rue des bergers, 75015 Paris
contact@associationpaste.com